La Roumanie

A propos de la Roumanie

La Roumanie, en roumain

România, est un État d’Europe du Sud-Est, le 7e pays le plus peuplé de l’Union européenne et le 9e par sa superficie, soit 238 391 kilomètres carrés. Située en Europe centrale et orientale, sa géographie s’articule autour des Carpates, du Danube et de la mer Noire. Elle est frontalière de la Hongrie, de l’Ukraine, de la Moldavie, de la Bulgarie et de la Serbie. L’État roumain moderne, pensé au début du XIXème siècle, est issu de la réunion des anciennes principautés médiévales: Valachie, Moldavie (1859) et Transylvanie (1918). Son territoire actuel date du milieu du XXe siècle. Les Roumains, dont la langue est latine, se considèrent comme héritiers de l’ancienne Dacie (Pays des Thraces du nord, conquis par l’empereur romain Trajan en 106) et de l’Empire romain. Une autre composante de l’identité roumaine provient de l’Empire byzantin, dont les Roumains ont hérité leur tradition religieuse, majoritairement chrétienne orthodoxe. À l’époque moderne, c’est la France des Lumières qui a inspiré, en 1859, la création, à partir des « Principautés danubiennes », de la Roumanie moderne, avec ses idéaux d’émancipation et de progrès, qui traduisent une troisième composante de l’identité roumaine: la composante révolutionnaire, manifeste par le drapeau et l’hymne. La monarchie constitutionnelle initiale a évoluée en démocratie parlementaire entre 1918 et 1938, puis un régime autocratique s’est installé, suivi par deux totalitarismes: fascisme des années 1940, et communisme de type soviétique dans la seconde moitié du XXe siècle, jusqu’à la « Libération » de 1989 (chute de la dictature communiste). Pendant la transition, qui se conclut par l’adhésion à l’Union européenne le 1er janvier 2007, la Roumanie a rejoint l’OTAN, tout en gardant ses relations privilégiées, héritées du régime communiste, avec les pays du Tiers monde, avec ceux de l’ancien pacte de Varsovie et avec la Chine. Pendant cette période intermédiaire, la nomenklatura ex-communiste s’est maintenue aux affaires en adoptant le nationalisme, le libéralisme et la démocratie comme idéologies de rechange. Un nombre important d’entreprises et d’entrepreneurs ont alors émergé, mais seul un petit nombre a perduré; la plupart de ceux qui ont prospéré ont vendu leurs parts à de grands groupes internationaux.

Géographie Les Carpates

Le Danube et la mer Noire sont les structures majeures de la géographie physique. La Roumanie est à la 79e place mondiale et à la 12e du continent européen par son territoire de 237 499 kilomètres carrés terrestres et 39 940 aquatiques dont 892 lacustres, 8 947 d’eaux territoriales et contigües en mer Noire (soit un total de 247 338 sous souveraineté) et 30 100 de zone économique exclusive. Ce territoire a souvent varié dans le temps. Sur leur flanc oriental, les États formant l’actuelle Roumanie ont subi, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, la pression de l’Empire russe puis de l’URSS et de ses états-successeurs: de cette pression découle une controverse identitaire concernant les Moldaves et un litige territorial et maritime avec l’Ukraine. Concernant l’extrémité orientale de leur frontière commune, c’est la Cour internationale de justice de La Haye qui, le 3 février 2009, a départagé la Roumanie et l’Ukraine dans le conflit qui les opposait autour du bras danubien de Chilia et du plateau continental maritime: il s’agit de territoires occupés par l’URSS en 1948, après le Traité de Paix de Paris de 1947. Le jugement de la Cour n’a accordé à l’Ukraine que 2 500 km2 des12 000 km2 de plateau continental que ce pays revendiquait, mais c’est la partie la moins profonde (la plus facilement exploitable) et, de plus, il a confirmé le traité frontalier bilatéral de 1997 abandonnant à l’Ukraine toutes les îles en litige, dont l’Île des Serpents. Ainsi, si l’on excepte la décolonisation occidentale, la Roumanie est un des rares pays européens à avoir perdu des territoires après les traités de paix consécutifs à la Seconde Guerre mondiale.

Topographie et hydrographie

Située dans la partie orientale de la chaîne des Carpates et au nord-est des Balkans, la Roumanie occupe la plus grande partie du bassin inférieur du Danube et les régions montagneuses du bassin moyen du même fleuve. Le pays s’étage autour de la ligne de partage des eaux entre le bassin versant du moyen-Danube et celui du bas-Danube. Le bassin central transylvain est séparé de la Moldavie à l’est par les Carpates orientales et de la plaine de Valachie au sud par les Alpes de Transylvanie. La Roumanie communique à l’est avec l’océan par l’intermédiaire de la mer Noire où la Roumanie possède 30 100 km2 de zone économique exclusive qui pourraient receler 100 milliards de mètres cubes de gaz11, dont 24 milles nautiques de zone contiguë et 12 milles nautiques de mer territoriale. Les pays voisins sont la Bulgarie au sud, la Serbie au sud-ouest, la Hongrie au nord-ouest, l’Ukraine au nord et à l’est, et la République de Moldavie (autre pays à majorité roumanophone qui ne fait plus partie de la Roumanie depuis 1940) au nord-est.

Géologie et pédologie

La position de la Roumanie aux confins des boucliers pannonique, mésique et scythique détermine sa structure géologique articulée autour de l’orogenèse alpine, dont les Carpates sont un prolongement, et dont la boucle sud-est est souvent l’épicentre de séismes. À l’intérieur de cette boucle, le plateau transylvain est surélevé (altitude moyenne 220 m) par rapport aux plaines moldave et valaque. La première est vallonnée par une érosion accentuée au Messinien, alors que le niveau hydrologique de base était très bas et que les cours d’eau ont profondément entaillé le substrat. Ultérieurement, le fond de ces entailles a été en partie comblé. La seconde, comblée plus généreusement au Cénozoïque par les alluvions fluviatiles du Danube, est plus plate. Les roches les plus anciennes, d’âge hercynien, affleurent au sud-est, en Dobrogée. Au Néozoïque des sédiments récents, continentaux, voire éoliens, se sont déposés sur les alluvions fluviatiles et sur les plateaux, avant d’être remaniés par la fonte post-Würmienne. La plaine valaque est fréquemment recouverte de dépôts de lœss. De forts tremblements de terre cycliques supérieurs à 7 degrés sur l’échelle ouverte de Richter ont pour épicentrela région de Vrancea (à raison de deux ou trois fois par siècle) et, compte tenu de l’architecture de certaines constructions, causent de lourds dégâts et des victimes, surtout dans le sud et le nord-est du pays sur l’axeBucarest-Iași. Les tremblements de terre précédents de 1908 (6 octobre), 1940 (10 novembre) et 1977 (4 mars) ont eu des effets en Bulgarie, République de Moldavie et Ukraine. Parmi les plus forts tremblements de terre connus on compte ceux de 1620, 1681, 1701, 1738, 1790 (entre 7 et 8 degrés sur l’échelle de Richter), 1802 (7,9 degrés), 1829 (7,3), 1838 (7,5), 1894 (7,0), 1908 (7,1), 1940 (7,7), 1977 (7,4), 1986 (7,1), le dernier a produit des dommages et victimes en particulier en Moldavie, où des bâtiments se sont effondrés à Chișinău. Les tremblements de terre de moins de 7 degrés sont les plus fréquents mais n’ont causé ni dommages importants ni blessés ces dernières années: en 1990 (6,9 et la réplique 6,4), en 2004 (6,0), en 2009 (5,5 et 5,8) et en 2013 (5,5).

Météorologie et climat

La position de la Roumanie lui confère un climat continental, plus accentué en Valachie et en Moldavie, plus modéré en Transylvanie et en Dobrogée, où respectivement l’abri des Carpates et l’influence de la Mer Noire tempèrent les contrastes. Des hivers longs et parfois sévères (de décembre au début mars), des étés chauds (juin à début septembre), et un automne prolongé (septembre à novembre) sont les saisons principales, avec une transition rapide entre le printemps et l’été. À Bucarest, la température minimale en janvier est généralement de -5 °C, mais la température maximale en juillet dépasse souvent les 35 °C avec des pointes au-delà de 40 °C. Certains événements météorologiques exceptionnels ont marqué sa géographie et son climat dans le passé.

Argent, Banque, Change sur place…

Monnaie

L’unité monétaire Roumaine est le leu (au pluriel, lei) ou RON, sur certaines étiquettes. Le leu connaît aujourd’hui une situation beaucoup plus stable que dans les années 1990, quand l’inflation démesurée avait conduit à une forte dévaluation et à l’introduction du RON (Romania New Leu). En 2019, 1 € vaut environ 4,70 lei. Attention cependant aux légères fluctuations. Ne changez qu’au fur et à mesure de vos besoins.

Banques et Bureaux de change : Si vous retirez de l’argent dans un distributeur automatique, utilisez de préférence une machine attenante à une agence bancaire. Évitez de changer à l’aéroport: les taux y sont très défavorables, ou alors changer une somme modique. Les bureaux de change (, en roumain, au singulier: casa de schimb) assurent le change à de bons taux et souvent sans commission. Très nombreux à Bucarest et dans toutes les villes touristiques. Les banques assurent aussi ce service, mais leurs horaires sont plus restreints. Dans la rue, à l’abord des hôtels, on peut vous proposer de changer au noir: cela n’a aucun intérêt puisque le cours est quasiment le même qu’à la banque. De plus, c’est interdit. Enfin, vous risquez de vous faire avoir.

ATTENTION: les billets déchirés (même légèrement) sont généralement refusés.

Cartes de crédit

Les cartes de crédit et de débit internationales, notamment Visa et MasterCard, sont couramment acceptées dans les hôtels, les restaurants et les commerces des grandes villes. Dans les zones rurales, il faut généralement payer en espèces.
Les cartes American Express sont généralement acceptées dans les grands hôtels et restaurants, mais ne sont pas aussi reconnues que les autres cartes.

Il vous faudra une carte bancaire valide pour louer une voiture.

La plupart des banques fournissent des espèces sur présentation d’une carte bancaire.

Distributeurs automatiques de billets (DAB)

Les nombreux DAB permettent de retirer des lei 24h/24 avec diverses cartes bancaires internationales, notamment Visa et MasterCard.
Les DAB roumains demandent votre code secret à quatre chiffres.
Avant votre départ, informez votre banque de votre destination pour éviter qu’elle bloque votre carte quand vos transactions roumaines commenceront à lui parvenir.

Pourboires

Au restaurant, laissez un pourboire équivalent à 10% de l’addition si vous êtes content du service. Placez l’argent dans l’étui contenant l’addition ou remettez-le directement au serveur.
Prévoyez environ 10% de la note pour les coiffeurs et autres services personnels.
Les chauffeurs de taxi ne s’attendront pas à un pourboire, mais cela se fait d’arrondir le prix au-dessus pour remercier d’un service spécial.
Prévoyez 3 à 5 lei par nuit ou 20 lei par semaine pour le personnel de chambre si vous êtes content du service. Dans les hôtels de luxe, donnez 5 à 10 lei aux portiers et aux réceptionnistes pour une aide spéciale si c’est justifié.

Santé

Carte d’assurance maladie
Pensez à vous procurer la carte européenne d’assurance maladie. Il vous suffit d’appeler votre centre de Sécurité sociale (ou de se connecter à son site Internet) qui vous l’enverra sous une quinzaine de jours. Cette carte fonctionne avec tous les pays membres de l’Union européenne. C’est une carte plastifiée bleue du même format que la carte Vitale. Attention, cette carte personnelle et gratuite est valable un an.

Vaccinations

Pas de vaccinations administrativement exigées pour les voyageurs en provenance d’Europe de l’Ouest. Il est très souhaitable d’être à jour pour les vaccinations suivantes :
* les vaccinations « universelles », recommandées à tous les Européens de l’Ouest, voyageurs ou non : hépatite B, tétanos, poliomyélite, diphtérie. (DTCP, hépatite B).
* les vaccins contre l’hépatite A (et éventuellement la typhoïde) sont recommandés.

Sécurité

En cas d’accident, il faut se rendre au commissariat le plus proche. Pour le moindre accrochage en voiture, la déclaration au poste de police est une obligation, généralement accompagnée d’une amende pour la personne en tort.
– Pour les excès de vitesse (attention ! les contrôles sont très fréquents, même dans les petits villages perdus !) et autres contraventions, le policier rédigera un reçu. Pour vous en acquitter, il suffit de se rendre au commissariat du coin. L’amende est deux fois moins chère si elle est payée sous 48h. Après règlement, le commissariat doit vous délivrer un reçu. La pratique du bakchich est devenue rare, mais on n’ira pas jusqu’à dire qu’elle a été totalement éradiquée.

Formalités d’entrée

Passeport Papiers (UE)
Pas de visa, le passeport suffit, mais il faut qu’il soit valide au moins 6 mois après l’entrée dans le pays ou bien, pour les citoyens européens dont le séjour ne dépasse pas 90 jours, carte nationale d’identité valide.

Papiers de voiture
Permis de conduire rose à trois volets ou permis international (fortement recommandé) (délivré gratuitement par la préfecture ou la sous-préfecture de votre domicile) et si vous venez avec votre voiture, carte verte d’assurance et certificat d’immatriculation (carte grise).
N’oubliez pas des photocopies de tous ces documents et une procuration si vous n’êtes pas propriétaire du véhicule.

Vignette électronique

Roumanie
Depuis 2005, il faut s’acquitter d’une vignette en Roumanie. Depuis 2010, elle est devenue électronique. La Rovinieta ou Rovigneta est obligatoire sur tout le réseau national. On peut l’acheter aux postes frontières, dans les bureaux de poste, dans les stations-service Mol, Petrom, Rompetrol et dans les agences de Pasaj, Scala Assistance et Speedy. Mais le plus simple est de la commander en ligne sur le site Roviniete.ro en cliquant sur « Calculator Viniete România » (ou « Romanian vignette calculator » sur les pages en anglais). Pour une voiture, la vignette hebdomadaire (7 jours) coûte* 3 € converti en leux roumains, soit environ 13,40 leux roumains (RON). La vignette mensuelle coûte 7 € soit environ 31 RON. forfait annuel est de 28 €, soit 125 RON.
En cas de circulation sur le réseau roumain sans acquittement de la Rovinieta, l’amende débute à 45 € et peut monter à 1000 € !

* Les tarifs ont été récoltés avec le plus grand soin, mais ils sont susceptibles de modifications et peuvent donc s’écarter des montants réclamés. Les valeurs en euros sont uniquement données à titre indicatif et varient en fonction des cours.

Vignette en Hongrie
Une vignette électronique « matrica » est obligatoire sur les autoroutes hongroises. Après paiement de la quittance, on reçoit un justificatif à garder. Il n’y a rien à coller sur le pare-brise.

La Hongrie a choisi une méthode électronique pour sa vignette routière « e-matrica ». L’identification du paiement de la taxe se fait par caméras qui vérifient si l’immatriculation est en règle. Elle s’achète à l’avance sur Internet (conseillé) ou dans des points de vente NÚSZ Zrt. Pour dix jours, avec une voiture de 7 places maximum, la « matrica » coûte* 2975 forints (HUF), soit 10 euros environ. Pour les autres durées de validité, la vignette électronique est facturée 4780 HUF pour un mois (15,50 € env.) et 42.980 HUF pour l’année sur tout le territoire (140 € env.) ou 5000 HUF (16 € env.) par an pour une validité limitée à une seule région du pays. Par contre, les utilitaires légers et les véhicules de plus de 7 places paient le double pour toutes les vignettes (minimum 5950 HUF – 20 € environ pour 10 jours).